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Certains lancements passent inaperçus. Celui-là mérite qu'on s'y arrête.
Xerox vient d'introduire la gamme Proficio, une nouvelle gamme de presses de production, dont les deux premiers modèles, la PX300 et la PX500, s'adressent aux imprimeurs et aux environnements d'impression interne qui veulent produire mieux, plus vite, avec moins de friction opérationnelle.
Pas une simple mise à jour de gamme. Une redéfinition de ce qu'on attend d'une presse numérique feuille à feuille : qualité couleur automatisée, flexibilité des supports, embellissements en ligne, écosystème de workflow intégré.
On a décortiqué ce que ces machines ont dans le ventre. Voici ce qu'il faut en retenir.
Xerox n'a pas lancé deux nouvelles presses. Ils ont lancé une plateforme.
Proficio est une sous-marque à part entière, pensée pour regrouper une nouvelle génération de presses de production numérique autour d'une promesse commune : automatiser ce qui peut l'être, pour que l'opérateur se concentre sur ce qui compte vraiment.
Concrètement, ça se traduit par quatre axes que Xerox a intégrés dès la conception, et qu'on retrouve dans les deux modèles de la gamme :
Qualité CMYK automatisée : obtenir des couleurs précises et homogènes sans calibration manuelle à chaque changement de support. C'est l'un des points de douleur les plus courants en impression de production, et Proficio y répond directement avec des technologies embarquées que l'on détaillera plus bas.
Efficacité opérationnelle : réduire les temps de préparation, limiter les gâchis, simplifier la gestion du parc. Des heures économisées sur chaque commande.
Embellissements accessibles : la 5ème couleur en ligne (transparent, transparent mat, rose fluorescent) n'est plus réservée aux presses haut de gamme inaccessibles. Elle entre dans un segment de volume intermédiaire.
Écosystème éprouvé : workflows automatisés, assistance réactive, outils de gestion du parc. La presse ne fonctionne pas seule ; Xerox a construit un environnement autour d'elle.
La PX300 et la PX500 sont les deux premières expressions de cette gamme.
Même architecture, même ADN technologique, même approche. Ce qui différencie la PX300 de la PX500, c'est essentiellement le volume et la cadence.
La PX300 est taillée pour les structures qui ont besoin de réactivité et de polyvalence. Produire des séries courtes comme des tirages plus longs, sur une grande variété de supports, sans mobiliser deux opérateurs spécialisés. C'est la presse pour ceux qui jonglent avec tout.
La PX500 s'adresse à ceux qui ont franchi un cap de volume et qui cherchent à tenir la cadence sans sacrifier la qualité. Plus de puissance, plus d'automatisation, et un serveur Fiery EX-P en option conçu pour les flux de production intensifs.
Dans les deux cas, les technologies embarquées sont les mêmes. Ce n'est pas un modèle d'entrée de gamme face à un modèle premium. C'est une question de dimensionnement par rapport à votre activité réelle.
Une presse rapide qui bloque sur la moitié des supports que vos clients demandent, ça ne sert pas à grand-chose. Les Proficio ont été conçues pour que le changement de support ne soit pas un événement.
La PX300 et la PX500 acceptent des grammages de 52 à 400 g/m² , recto verso automatique inclus jusqu'à 400 g/m², et couvrent une large palette de types : couché, non couché, enveloppes, étiquettes, intercalaires, supports texturés, synthétiques, polyesters.
Côté formats, les deux presses gèrent des feuilles allant jusqu'à 330 x 488 mm en standard, et jusqu'à 330 x 1 300 mm en mode feuilles extra longues. Ce qui ouvre concrètement la porte aux calendriers, brochures 3/4 volets, couvertures, bandeaux et cartons pliants. Des applications que beaucoup de presses de ce segment ne peuvent tout simplement pas produire.
Deux outils embarqués méritent d'être mentionnés, parce qu'ils règlent des irritants du quotidien :
Easy Vitals compare en temps réel l'état de la presse avec son état recommandé, et signale les écarts par code couleur. Pas besoin d'attendre qu'un problème devienne visible sur les sorties pour agir.
La barre lumineuse d'avancement des travaux indique l'état de la production depuis l'autre bout de la pièce. Anodin en apparence, mais quand l'atelier est occupé, ne pas avoir à se déplacer jusqu'à l'écran pour savoir où en est un travail, ça compte.
Côté finition, les deux modèles s'intègrent avec un large éventail de modules : plieuse/brocheuse, massicot, rainage, perforation GBC AdvancedPunch, plieuse C/Z — de quoi couvrir la plupart des besoins de façonnage sans externaliser.
Le changement d'encre prend environ 15 minutes. Ce n'est pas instantané, mais c'est intégré dans le flux de production sans intervention technique lourde.
Pour l'estimation des travaux, deux options : Fiery Smart Estimator évalue les coûts de toner spécial directement depuis un PDF en quelques clics, et un outil cloud permet de faire ces estimations sans charger de fichiers sur la presse ni interrompre la production en cours.
Xerox accompagne également ses clients sur le développement commercial autour du Beyond CMYK via l'initiative Genesis ; un programme actif depuis 2018 pour aider les imprimeurs à vendre et valoriser ces productions auprès de leurs propres clients.
La PX300 et la PX500 s'adressent à des profils différents, mais répondent au même besoin : produire mieux, avec moins d'aléas, sur une base quotidienne. Que vous soyez un imprimeur en quête de polyvalence ou un atelier qui monte en volume, il y a un modèle dimensionné pour vous.
Chez ACB, nous accompagnons nos clients sur l'ensemble du cycle : du choix de la machine à sa mise en production, en passant par la formation et le suivi.
C'est ce qu'on fait depuis 35 ans, et les presses Xerox, on connaît !